La bibliographie et son organisation (expliquée par M.Griset lors du séminaire du 09/11)
La bibliographie, c'est la première pierre de notre travail de recherche. Ses fonctions sont multiples. Parmi elles, nous avons celle d'apporter des informations de type historique sur le domaine qui nous intéresse. Elles se composent des ouvrages qui vont nous permettre de construire notre réflexion. Il est bon d'avoir, par le biais de ces livres, des exemples de démarches d'historiens sur des sujets qui se trouvent être proches des notres. La bibliographie nous permet de nous situer scientifiquement, historiographiquement, et l'on va pouvoir s'appuyer sur tout un socle de réflexion déjà existant.
Le contexte qui encadre notre sujet d'étude doit être présenté et c'est la bibliographie qui va permettre de le faire en exposant ce que l'on sait sur le sujet, ce qui a été fait jusqu'à aujourd'hui, ce qu'il est important de savoir et de souligner. Il est donc fondamental de pouvoir se situer dans les environnements. C'est aussi une manière de se situer d'un point de vue méthodologique. Ce niveau de référence, il nous est possible de l'avoir de manière relativement large, avec des ouvrages portant aussi bien sur un contexte politique, que social de l'époque. Et il n'y a pas que des références sur le domaine des télécommunications (ou autre en fonction de votre sujet) dont il faut disposer. Ainsi si votre sujet porte sur les normes européennes (si, si, une étudiante de notre master a ce plaisir), il est important de citer des ouvrages sur l'histoire de la construction européenne.
Les notes.
Dans tous bons ouvrages scientifiques et dans tous référentiels, il est bon de regarder la façon dont s'organisent les notes, comment sont construites les bibliographies. Pour comprendre comme s'inscrivent les références d'une bibliographie, prenons l'exemple d'un éminent monsieur, M.Durand, spécialiste incollable de l'histoire de l'ostréiculture parce il n'y a pas de sots métiers. Les choses se déroulent alors de la manière suivante:
Alfred Durand (ou Durand, A.), Histoire de l'ostréiculture et des huîtres avariées entre 1900 et 1950 (titre en italique), Archacon (la ville), Plon (l'éditeur), 1990 (la date), 690 p. (le nombre de page)
Cas de figure:
Si l'on a affaire à un article:
Durand,A. « Histoire de l'ostréiculture et des huîtres avariées entre 1900 et 1950» (titre entre guillemets), Ostréiculture mag (le nom de la revue en Italique), N°345 (numéro), 1993 (date), Arcachon (ville), Hachette (éditeur éventuellement), 56 p. (le nombre de pages), p 45 à 55 (la pagination de l'article concerné)
Pour les colloques: On remplace le titre de l'article par le titre de la communication et toujours entre guillemets, le nom du directeur de la publication [ex: Robert Petit (dir.)], le titre du colloque en italique (introduit ou non par "in") [numéro et date disparaissent]
Ces éléments là, nous allons les réutiliser dans nos notes, faites de la même manière. (Il existe des logiciels, reste à savoir maintenant lesquels, si vous le savez, faites le savoir en commentaire ou dans le forum. Ca s'appele Edit quelque chose en tout cas, et vous gagnez rien si vous trouvez, sinon notre reconnaissance)
Quand on va citer M. Durand dans la Page 98 de son mémoire, on met en note alors:
Durand, A., Histoire de l'ostréiculture et des huîtres avariées entre 1900 et 1950, Archacon, Plon, 1990, 690 p., p. 350-351 (on rajoute donc la/les page(s) de la citation à la fin).
S'il s'agit d'une référence plus large ou plus floue, par exemple des idées du général De Gaulle sur l'ostréiculture qui ont été très critiquées, on fait dans ce cas une note:
Voir: Durand, A., Histoire de l'ostréiculture et des huîtres avariées entre 1900 et 1950, Archacon, Plon, 1990, 690 p.
On ramène ainsi à tout l'ouvrage ou bien également à des chapitres ou des pages qu'il faut bien sûr indiquer. Ce n'est pas parce qu'on ne cite pas entre guillemets un passage de l'ouvrage qu'on ne peut pas le mettre en référence.Tout ce qui doit apparaître dans notre mémoire doit être référencé, et venir d'ailleurs. A nous de construire cette bibliographie, de l'argumenter. Il ne s'agit pas d'avoir, de donner notre opinion et à notre niveau d'étude nous ne disposons pas d''une analyse propre, originale. Il faut alors des notes, des références. On ne peut pas avoir tout lu, mais qu'importe, on peut, ou du moins faire penser, qu'on a parcouru l'ouvrage, voire rapidement, ou que ce sont des points de références connus. Il s'agit de montrer simplement qu'on connaît l'existence de ce livre, qu'on sache que l'on connait la littérature existante sur la question. Et en effet nous allons mettre une partie non négligeable d'ouvrages non lus. Mais qu'on ne se trompe pas, ce n'est pas là question de malhonnêtete. Ce qui serait malhonnête, ce serait d'utiliser des sources citées dans un ouvrage publié, sans faire état de ce dernier. Des sources que nous ne sommes pas allé voir mais que l'on se permet de citer malgré tout. On peut bien sûr ne pas avoir étudier la source en elle même et vouloir la signaler, mais dans ce cas, il faut inscrire les choses ainsi:
Source machine citée par Durand, A. dans Histoire de l'ostréiculture et des huîtres avariées entre 1900 et 1950, Archacon, Plon, 1990, 690 p.
L'organisation de la bibliographie.
Il vaut mieux avoir une organisation assez simple, sans, ou si peu, subdivisions thématiques. Nous aurons une premiere partie que l'on qualifiera d'ouvrages généraux, regroupant tous les ouvrages d'histoire générale, des contextes. Et puis une deuxième grande partie réuniera les ouvrages directement reliés à notre sujet. On peut éventuellement dans cette partie là, inclure deux ou trois catégories, mais ce n'est pas indispensable et c'est parfois bien se compliquer la vie. Il faut vraiment que ça nous semble utile. Normalement il ne se trouvera que peu ou pas d'éléments spécifiques sur son sujet. Donc il ne faut pas se compliquer la vie à ce stade du travail sur des subdivisions. Tout cela est bien entendu classé par ordre alphabétique.
Les sources:
Nous parlons là des ouvrages ayant valeur de sources. C'est une catégorie un peu bâtarde.
Il y a des ouvrages imprimés que l'on peut considérer comme des sources et non des éléments de bibliographie. Il y a des ouvrages publiés qui ne sont pas des réflexions mais des éléments d'informations contemporains de notre sujet. Si on a par exemple les mémoires de Marcel Dassault, comme apport d'informations sur son sujet, c'est alors un ouvrage considéré comme ayant valeur de source. En revanche la biographie de M.Dassault rédigée par M. Durand - qui par moment s'intéresse aussi à autre chose qu'à l'ostréiculture - là c'est bibliographique. Un autre exemple, si l'on est face à un ouvrage publié en 1981 sur les postes de radio dans les années 1920, c'est à nouveau de l'ordre bibliographique. A l'inverse un ouvrage des années 1920 écrit sur les postes des années 1920, c'est un ouvrage ayant valeur de sources.
Le cas du dossier de presse n'est pas vraiment considéré comme archive au sens propre. On peut considérer que l'analyse d'un dossier de presse peut nous informer quelle type d'archive ont été, et donc peuvent être consultées et à ce moment là cela devient une vraie source. Sinon... non !
La littérature grise quant à elle regroupe des brochures, des rapports tirés à peu d'exemplaires, diffusés en entreprise par exemple, tapé machine... des choses qui ne furent pas éditées officiellement mais reproduites et cela c'est une source d'archive à part entière. Ainsi par exemple dans le cadre du sujet de mémoire "L'avion français depuis les années 50", tout ce qu'a produit l'armée de l'air comme ouvrage, prend valeur de source. Si les ouvrages viennent d'un milieu extérieur à celui de l'armée de l'air, cela relève de l'ordre bibliographique.
Remise de la bibliographie: 14 décembre.
Remise des sources: Si vous êtes d'attaque pour présenter des premiers éléments sur les sources, vous pouvez le faire à cette même date.
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